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Le Blog de François Pinte Président des Républicains de Loire Altantique

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Jean-Marc Ayrault, le petit opposant.

Le spectacle donné cette semaine au Parlement par le parti socialiste est affligeant. On aurait dit une AG de lycéens au Palais Bourbon ! C’est le retour des bonnes vieilles méthodes faites d’irresponsabilité et d’infantilisation.


Faut-il en rire ? Certainement pas.


Pendant que des sociétés ferment leurs portes, que des salariés nourrissent quelque inquiétude sur leur avenir, que le gouvernement de François Fillon multiplie les leviers d’action pour remettre la France en ordre de marche, que fait l’opposition dirigée - menée serait plus appropriée tant le Maire de Nantes a donné l’impression d’un chef de meute - par Jean-Marc AYRAULT ? Elle vitupère, elle vocifère, elle éructe, elle amalgame, elle confond, elle mélange et se complaît dans une paresse intellectuelle coupable.

 

Ce spectacle est d’autant plus affligeant, pour nous Nantais, qu’il est orchestré par notre Maire. En s’affichant dans ce rôle brutal d’un opposant caricatural Jean-Marc Ayrault a choisi définitivement la forme plutôt que le fond et altère ainsi un peu plus son image.

 

Qui peut en effet raisonnablement être contre cette réforme qui consiste simplement à organiser le temps de parole des débats selon leur importance comme cela se  fait dans toutes les démocraties parlementaires ainsi que dans toutes nos collectivités locales, Nantes comprise ?

 

Qui peut croire un seul instant que présenter des milliers d’amendements bidons, le plus souvent sans aucun rapport avec le texte, peut faire avancer le débat des idées et servir un idéal ?

 

Qui peut penser - sans mauvaise foi - que l’actuelle majorité prendrait le risque de se bâillonner pour le jour où elle reviendrait dans l’opposition ?

 

La présente réforme est au final la conséquence de cette utilisation abusive, grotesque, enfantine, immature du droit d’amendement et il est juste de dire que la droite en son temps dans l’opposition en a elle-même, à tort, abusé. Car au final chacun a compris que pour restaurer l’image de notre parlement, il fallait intégrer quelques garde-fous  au règlement pour éviter la tentation facile d’abuser de ses faiblesses…

 

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M
Je rejoins tout à fait l'analyse de F. PINTE à propos de l'attitude des socialistes à l'Assemblée Nationale et je condamne également le spectacle affligeant orchestré par un JM AYRAULT à la mémoire courte et qui, en la circonstance n'a pas peur du ridicule. Les socialistes, alors au pouvoir, animés par une volonté de réforme, avaient présenté un texte en tous points similaires à celui soumis aujourd'hui à l'examen des députés. Que disais alors le premier magistrat nantais dans une tribune parue dans LIBERATION du 4 novembre 1998: <br /> - "La séance publique n'est que le moment ultime où législateur et gouvernement confrontent leurs points de vue en connaissance de cause".<br /> - "Les débats en séance publique sont tellements austères...que l'opposition y recherche l'incident qui soudain réveille les journalistes..."<br /> - Ces interminables épisodes sont par ailleurs facilités par le règlement de l'Assemblée, qui permet de désorganiser les débats grâces aux motions de procédures sans limitation de temps de parole et à l'avalanche d'amendements répétitifs.<br /> - " Cela s'appelle le filibuste ring...pas lié à la démocratie parlementaire, il en est la maladie infantile. Il dessert la fonction législative".<br /> - Et le plus fort encore dans le contexte actuel : " Le fait que certains de mes prédécesseurs se soient laissés aller à l'organiser lorsque nous étions dans l'opposition n'implique pas que je les comprenne ; encore moins que je les approuve." Il ne manque pas de souffle ce JM AYRAULT!!!<br /> <br /> Un dernier commentaire de ma part, proche de l'écoeurement : Selon moi, c'est malheureusement bien cette attitude qui nourrit l'antiparlementarisme et entrave le fonctionnement de la démocratie.<br /> <br /> Gatien MEUNIER - La Baule
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